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Mon avis sur Sonic Frontiers

 

La figure iconique du hérisson bleu n’aura sans doute jamais été aussi vue que ces dernières années. Avec deux films sortis récemment et une panoplie de jeux qui continuent de garnir nos étagères, Sonic n’a vraiment pas besoin de présentation. Nous allons donc nous plonger dans l’univers du plus récent jeux de cette franchise.

 

Je remercie Plaion pour l'envoi d'une version physique du jeu sur PS5 avec son magnifique steelbook ! 

 

Le titre nous plonge dans une nouvelle aventure du hérisson. Sonic, Tails et Amy se rendent sur les Starfall Islands, des îles mystérieuses où reposent les émeraudes du chaos. Alors qu’ils arrivent à bord de l’avion de Tails, un immense portail les aspire et Sonic est séparé de ses amis. Celui-ci se réveille sur l’île de Kronos où il est guidé par une voix mystérieuse qui lui demande de trouver les émeraudes et de détruire des titans. Les différentes îles que nous allons parcourir renferment l’un des amis de Sonic qui se trouve être digitalisé. Sonic doit alors trouver un moyen de les sauver, et sera vite confronté à une nouvelle antagoniste nommée Sage qui contrôle ces fameux titans.

 

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S’il n’est pas un véritable monde ouvert, Sonic Frontiers nous propose de parcourir librement une île après l’autre qui sont de très grandes zones où se trouvent tout un tas d’activités. Le but sera de collecter plusieurs objets en réalisant ces activités pour trouver les sept émeraudes du chaos, et ainsi pouvoir affronter le titan de l’île sous la forme de Super Sonic. Chacune des îles renferme des objets à collecter, des énigmes, des mini-jeux, de petites phases de plateformes, ainsi que beaucoup de passages automatisés qui nous emmènent à différents endroits et qui servent parfois de raccourci. On trouve également des portails qui mènent vers le cyberespace, qui sont de courts niveaux similaires à ce que l’on pouvait trouver dans Sonic Forces et Sonic Colors. Toutes ces activités ne sont pas obligatoires, plusieurs d’entre elles permettent d’obtenir les objets nécessaires à la progression.

 

Sonic Frontiers propose aussi un aspect RPG. Le hérisson possède désormais des niveaux de force, de défense et de vitesse qui peuvent être améliorés en échange de différents collectables. Sonic gagne aussi de l’expérience qui se transforme en points à dépenser dans un arbre de compétences. On peut y débloquer de nouvelles capacités pour que le hérisson puisse en découdre avec les ennemis trouvables dans les zones ouvertes. En effet, Frontiers propose également de nombreuses phases de combat. Sonic possède ses compétences habituelles, mais peut maintenant lancer coups de poings et coups de pieds en plus de prendre avantage de sa vitesse. L’une de ses nouvelles compétences, la course-boucle, sera particulièrement mise en avant par le jeu. Celle-ci permet de tracer un cercle qui, une fois fermé, déstabilise les ennemis qui se trouvent à l’intérieur.

 

Star-Ocean-The-Divine-Force_Screenshot

 

Le véritable atout du titre se trouve dans ces grands espaces ouverts à explorer. Sonic est agréable à prendre en main et peut aller très vite, ce qui occasionne quelques petits bugs de la physique du jeu, mais rien de bien grave. Quelques techniques avancées offrent peut-être la meilleure sensation de vitesse que la série n’ait jamais réalisée. Les différentes activités sont sympathiques, de même pour les combats qui sont très redondants dans un premier temps, mais on débloque vite de nouvelles techniques qui les rendent moins fastidieux et plus techniques.

 

Il est malheureusement difficile de ne pas voir les niveaux du cyberespace comme un point noir du jeu. Comme dit plus haut, ils reprennent la même formule que les niveaux des jeux précédents, des stages en 2D ou en 3D qui sont des courses d’obstacles souvent automatisées qui privilégient la vitesse et la mise en scène spectaculaire. Frontiers propose ce qui s’est fait de moins bon dans ce style, nous replongeant dans des ambiances vues et revues (le cyberespace étant étrangement composé de niveaux prenant place dans des lieux connus de la série) en retirant tout ce qui faisait le sel des niveaux de Unleashed et Generations. Les stages entièrement en 2D souffrent encore plus à cause d’une physique qui semble bien différente, Sonic paraissant lourd et très lent.

 

Les zones ouvertes souffrent aussi de quelques problèmes et choix étranges. Surtout à cause des nombreux éléments qui viennent automatiser la course tels que les rails et les tapis qui nous propulsent dans une direction précise. Parcourir le monde ouvert est parfois un peu pénible tant on a l’impression de se battre avec lui pour qu’il nous laisse aller dans la direction opposée à ce qu’il prévoit, une conception qui paraît un peu absurde dans une zone censée être ouverte et librement explorable. Le titre réserve tout de même de bons moments, tels que les combats de boss qui sont particulièrement prenants. Ce qui est souvent réservé pour un boss final arrive cette fois à plusieurs reprises dans l’aventure, nous prenons le contrôle de Super Sonic pour un combat démesuré sur fond de chansons qui rappellent les grands moments de la série.

 

Le titre est d’ailleurs très réussi musicalement, une bande-son réalisée par Tomoya Ohtani qui a beaucoup travaillé sur la série. Les niveaux du cyberespace proposent des morceaux typés électro ou techno, alors que les zones ouvertes utilisent des morceaux beaucoup plus calmes, donnant une ambiance très différente.

 

Il ne faut tout de même pas s’attendre à une réussite technique sur tous les niveaux. Si le jeu est visuellement convaincant, il est sans doute limité par sa sortie sur les consoles d’ancienne génération ainsi que sur Switch. Si tout se déroule très bien dans les niveaux du cyberespace, les zones ouvertes ont parfois un peu de mal à suivre Sonic et il arrive que certains éléments de décors apparaissent quand nous sommes tout proches. La version Switch souffre encore plus de ce problème. Côté performances, le titre arrive au résultat visé, proposant un mode résolution ou fluidité sur les consoles de nouvelle génération. Les anciennes consoles devront se contenter d’un framerate à 30 images par seconde.

 

Star-Ocean-The-Divine-Force_Screenshot

 

Si le hérisson nous a habitués à proposer des aventures plutôt courtes ces dernières années, Sonic Frontiers va tout de même se montrer plus généreux. Le titre peut se terminer rapidement, mais propose largement de quoi atteindre la vingtaine d’heures si on prend le temps d’explorer et de réaliser les nombreux défis. Frontiers propose un scénario sympathique, simple mais sérieux, tout en y incorporant des éléments de l’univers qui feront plaisir aux fans. Quelques dialogues optionnels permettent de donner un peu plus de temps d’écran à certains personnages et un peu plus de contexte à propos des îles et de leur histoire.

 

Sonic Frontiers est un jeu qui va diviser tant il a de qualités et de défauts. On sent que la Sonic Team y a mis beaucoup de cœur à l’ouvrage, mais certains choix paraissent pourtant dissonants. Le titre propose une approche plus ouverte et très satisfaisante, nous laissant la liberté d’explorer en étant constamment récompensé. Mais il est aussi techniquement décevant et moins abouti que les précédents jeux sur certains points. Si le bilan est moyen et qu’il manque de finition, le jeu arrive à frapper fort là où il faut et le plaisir est tout de même au rendez-vous.

 

 

Conclusion

Après un Sonic Forces qui n’avait pas convaincu, la Sonic Team revient avec une toute nouvelle approche. Ce nouveau Sonic Frontiers propose, pour la première fois, de pouvoir contrôler Sonic dans de grandes zones ouvertes. Le titre nous plonge dans une nouvelle aventure où Sonic, Tails et Amy se rendent sur les Starfall Islands, des îles mystérieuses où reposent les émeraudes du chaos. Aspiré dans un immense portail, Sonic se réveille seul sur l’île de Kronos où une voix mystérieuse lui demande de retrouver les émeraudes et de vaincre des titans contrôlés par une nouvelle antagoniste nommée Sage. Dans ces zones ouvertes, Sonic peut réaliser de nombreuses activités permettant de trouver des objets nécessaires à la progression de l’histoire.

 

Le gameplay se révèle très agréable à prendre en main et le contenu est varié. Sonic doit aussi se battre contre différents types d’ennemis en utilisant des techniques déblocables dans un arbre de compétences. Il faut aussi prendre part à des niveaux dans le cyberespace, des niveaux comparables à ceux de Sonic Forces, mais qui se révèlent très décevants. L’idée des zones ouvertes fonctionne bien, offrant un sentiment de vitesse très satisfaisant, malgré quelques soucis et choix étranges. Il faudra aussi composer avec quelques problèmes techniques. Visuellement et musicalement plutôt réussi, Sonic Frontiers propose une aventure imparfaite, mais qui fera vraiment plaisir aux fans de la licence.

 

Les plus 

 

  • L'exploration très satisfaisante
  • Des combats qui exploitent les capacités de Sonic
  • Une très bonne sensation de vitesse
  • Un contenu varié
  • Une très bonne bande-son

Les moins

 

  • Quelques petits bugs et soucis techniques
  • Des niveaux dans le cyberespace peu inspirés
  • Les niveaux en 2D étrangement lents
  • Des zones ouvertes parfois capricieuses

 

15/20

 

 


19/11/2022
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Mon avis sur God Of War Ragnarök

 

Trois ans après le reboot de God of War, Santa Monica décide de conclure son arc nordique avec un ultime épisode. Plébiscitée tant par les joueurs que par les critiques, la précédente itération était dotée de qualités, mais aussi de défauts. Bien qu’il était facile de fermer les yeux sur le premier essai, il est plus dur de le faire lorsqu’il est renouvelé. God of War Ragnarok a des bases solides, mais sont-elles suffisantes pour donner à la saga le dénouement qu’elle mérite ?

 

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Kratos entre en guerre contre l’Olympe en 2005 dans God of War. Sa formule brutale et viscérale a mûri dans l’écriture et le gameplay au fil des épisodes. Le sommet de la reconnaissance est atteint en 2018 avec le reboot. Privilégiant le récit au profit du gameplay. L’expérience se veut plus cinématographique et transforme l’irrévérencieux Beat Them All au populaire Action RPG. L’aventure a changé sa direction de manière significative. La caméra à distance a été remplacée par une caméra à l’épaule plus immersive. Les combats brutaux sont remplacés par des approches plus stratégiques. Ce changement radical est incarné par le fils de Kratos, Atreus, qui devient le protagoniste de la majeure partie de la saga nordique.

 

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Le duo père et fils est toujours en retraite dans les royaumes du nord, se préparent à la colère vengeresse des dieux du clan d’Odin. Pour des raisons évidentes, nous ne nous attarderons pas sur la description des événements du jeu pour vous laisser le plaisir de les découvrir… L’histoire de God of War Ragnarok est la plus complète de toute la série. Toutes les questions posées trouvent une réponse. Les points d’ombres exposés précédemment sont éclairés et s’ouvrent à d’autres révélations insoupçonnées. La narration offre aux fans de la saga nordique un large éventail de dialogues et de cinématiques… Mais cette étendue semble perdue dans l’écriture.

 

Parce que oui des dialogues vous allez en manger n’importe quand et n’importe où. Le jeu ne se repose jamais. Dans les combats, les énigmes ou simplement de la marche vous êtes constamment interpellé. Bien qu’il faut avouer que certains dialogues sont intéressants, la plupart concernent principalement les protagonistes secondaires. Kratos indifférent répond la plupart du temps par un grognement. Une métaphore qui peut s’étendre jusqu’au joueur, parfait spectateur de ce qu’il entend. Un bon point qui peut abreuver les plus curieux, mais surtout fatiguer les autres plus attirés par l’a quête l’intrigue principale.

 

Malgré un très bon début, l’histoire utilise plusieurs facilités scénaristiques déplorables pour rallonger sa consistance. De nombreux chemins explorés dans l’histoire mènent à des impasses et deviennent par conséquent du remplissage. Certains conflits déclenchés reposent uniquement sur des malentendus alors qu’une simple discussion aurait pu les éviter. D’autres querelle de l’épisode précédent s’étouffent tout simplement d’un claquement de doigts pour le bien de la conclusion. Des mauvais points affligeant qui affectent l’épisode le plus ambitieux en termes de narration.

 

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Côté gameplay, God of War Ragnarok reprend les bases du reboot. Le système de combat est identique à quelques détails près que son prédécesseur. Le système de combat est toujours aussi nerveux et épique. Une qualité intrinsèque à la série qui offre à cette conclusion sa saveur unique. Des énigmes et des QTE rythment toujours notre parcours pour éviter la répétition. Un processus efficace pour éviter la surcharge de combat. Toutefois un gros point noir subsiste. La préservation de l’angle de caméra en combat impacte sur la lisibilité des combats. Pour nous nous consoler de nouvelles armes viennent embellir le gameplay. Au fur et à mesure, un nouveau mécanisme de point faible s’introduit pour dynamiser les combats… Mais c’est la seule innovation apportée par le titre.

 

Malgré le potentiel des événements déroulés, l’aventure ne se renouvelle pas pour offrir de nouvelles séquences jouable. Toutes les nouveautés reposent sur des acquis et aucune prise de risque. Le level design des niveaux est linéaire et gagnerait en diversité au profit de prise de risque. Notez malgré tout que le bestiaire a été étendu, mais que la longévité du titre, condamne leurs apparitions à l’usure.

 

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Il nous reste encore un point à traiter et pas des moindres, celui des graphismes. À première vue, God of War Ragnarok ressemble au reboot de 2018. Mais les améliorations notables viennent surtout des détails. En prêtant attention aux textures ou aux effets, on peut trouver une nette différence.

 

Les rayons lumineux, quasi inexistants dans l’œuvre précédente, enveloppent tous les royaumes d’une atmosphère propre et soignée. La faune et la flore sont mises en valeur avec réalisme et affiche chaque les micros détails. Et ce n’est que l’une des démonstrations de la puissance de God of War Ragnarok prouve à travers ses graphismesL’interface utilisateur est brute et peu intuitive. Pratiquement toutes les fenêtres de l’inventaire se ressemblent et peine à définir l’utilité de certains onglets. Un inconvénient secondaire qui nuit à l’expérience de l’Action-RPG. Un visuel remarquable, sublimé par une bande-son aux petits oignons.

Le thème de God of War a été réécrit pour la fin par le même compositeur Bear McCreary. La musique accompagne parfaitement les séquences principales de l’intrigue. Les différentes chansons ne sont pas aussi proéminentes que le thème principal, mais fonctionnent. Elles soulignent les émotions plus présentes qu’auparavant les rendant parfois palpables. Passons au bilan…

 

LES PLUS 

  • Un contenu titanesque…
  • Un gameplay toujours aussi solide
  • Des combats jouissifs
  • Des environnements détaillés
  • Une bande-son épique

 

LES MOINS

  • Une conclusion étirée qui méritait un meilleur traitement
  • Une caméra au combat qui rogne la lisibilité des combats
  • Un menu déroutant

 

17/20

 

 


16/11/2022
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[Express] Mon Avis sur : Star Ocean: The Divine Force

 

Square Enix propose Star Ocean the Divine Force est désormais disponible sur PlayStation, Xbox et PC. Que vaut donc ce J-RPG ? Verdict ! (Je remercie Square Enix et l'agence LU 6.1 pour le code du jeu)

 

Le dernier opus avait été assez décevant sur beaucoup de points, voyons ce que Tri-Ace et Square-Enix nous réservent.

 

Après le lancement du jeu, on a le droit à un opening comme le fait souvent la série « Tales of ».

Puis on vous demande de choisir le personnage principal entre Laeticia Aucerius et Raymond Lawrence.

L’histoire commence immédiatement, la princesse Laeticia accompagnée de son garde du corps Albaird Bergholm font la rencontre de Raymond qui s’est crashé dans sa capsule de sauvetage en fuyant la Fédération qui a abattu son vaisseau, se retrouvant sur la planète Aster IV, il doit retrouver les membres de son équipage, ses compagnons d’infortune vont bien sûr l’aider dans cette tâche.

 

Star-Ocean-The-Divine-Force_Screenshot

 

Vous allez donc parcourir un monde semi ouvert, rencontrer de nombreux personnages avec chacun sa quête personnelle et surtout combattre beaucoup d’ennemis.

Votre équipe sur le terrain se compose au maximum de 4 personnes, les ennemis sont visibles et lorsque vous les rencontrez, le mode combat se lance, on a affaire à du combat en temps réel mais qu’on peut mettre en pause avec le menu afin de réfléchir à différentes stratégies.

 

Star-Ocean-The-Divine-Force_Screenshot

 

Tout se fait avec des combos à base de triangle, carré, rond qu’on pourra personnaliser comme dans les anciens « Star Ocean » ou les « Tales of », on peut aussi esquiver les attaques des adversaires et switcher entre chaque perso de votre team pour maximiser les dégâts.


10/11/2022
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Notre avis sur The Last Of Us Part I

 

Hello à tous, aujourd'hui nous allons vous donner notre avis sur The Last Of Us Part I, nous remercions PlayStation France pour l'envoi du jeu.

 

LE PITCH

Si je vous dis The Last of Us, TLOU pour les intimes, vous pensez à quoi ? Forcément à ce jeu d'action mythique et post-apocalyptique sorti en 2013 sur PS3. Signées Naughty Dog (à qui l'on doit notamment la fantastique série Uncharted), les aventures  de Joël et Ellie dans un monde en perdition à la Walking Dead ont scotché à leur manette des milions de joueurs à travers la planète. Des gamers séduits par l'histoire (ce lien inaltérable entre Ellie et son protecteur...) autant que par le gameplay entre action, exploration, combats...

Les années ont passé, TLOU a bien évidemment eu droit à sa superbe suite en 2020 sur PS4. Mais depuis, pas grand chose. Alors que la PlayStation 5 est en vente depuis bientôt deux ans, Naughty Dog n'a rien sorti de neuf malheureusement. Ni nouvelles aventures de Nathan Drake (un peu de courage les gars...), ni troisième épisode de The Last of Us.

C'est probablement pour nous faire patienter, et alors que TLOU va avoir droit à sa série TV sur le câble américain (HBO) en 2023, que le studio californien, propriété de Sony, nous propose aujourd'hui The Last of Us Part I sur PC et PS5. Entre remake et remaster (une bataille oppose les puristes), que vaut ce  "nouvel" opus ?

 

LES NOUVEAUTÉS

Je ne vais pas revenir ici sur les forces d'une saga qui, dès sa sortie en 2013, a fait l'effet d'une bombe dans la communauté des gamers adeptes de jeu d'action et de narratif haut de gamme. Et me concentrer sur les nouveautés de ce remake.

 

he Last of Us, c'est avant tout une histoire solo. Un lien. Un road-movie aussi flippant qu'attachant, entre exploration et action, rythmé par la relation quasi filiale entre la jeune et intrépide Ellie et Joël, un barbu musclé au cœur tendre. On retrouve évidemment tout ça (et rien que ça) dans cette version 2022. La qualité graphique en plus.

Car les équipes de Naughty Dog et les progrès techniques de ces dernières années ont permis de faire des merveilles. Les décors fourmillent de détails, les textures sont plus flatteuses. Quant aux visages, ils ont tout simplement rajeuni de dix ans. Mieux qu'un lifting dans une clinique parisienne. Et tellement immersif... 

Niveau gameplay, si l'histoire n'a pas changé, The Last of US Part I offre également une expérience de jeu plus au goût du jour. Le mode de combat, sans être révolutionnaire, a par exemple gagné en intensité et les éliminations furtives sont plus réalistes. Certes, on garde les raideurs du titre original. Et certaines mécaniques de jeu d'un autre âge (ah, les planches et les échelles !) feront sourire les plus jeunes. Tout comme les déplacements encore raides des personnages. Mais globalement, ça tient bien la route.

 

 

Les sensations de jeu sont également amplifiées par le travail qui a été fait sur la DualSense via les gâchettes adaptatives et le retour haptique. Sans oublier l'utilisation du gyroscope pour ceux qui veulent s'y essayer. Sympa

Le dernier point fort de ce The Last of US Part I, c'est incontestablement le retour du multi-récompensé DLC Left Behind, dans une version également modernisée, qui nous permet de suivre Ellie et son amie Riley dans cet univers sans avenir. Un régal malgré la noirceur de l'intrigue. Sans oublier le travail fait sur le paramétrage de l'accessibilité et quelques bonus taillés pour les fans.

 

L'avis de cinder 

 

Cinder découvert la licence avec ce jeu là son avis : 

 

The Last of Us Part I est issu des mêmes développeurs que les jeux Uncharted. Et si ces derniers sont nerveux et misent sur un rythme cinématographique, The Last of Us Part I se la joue plus du côté low tempo. Joel peut par exemple se concentrer pour écouter autour de lui et faire apparaître la silhouette des adversaires à travers les murs, dans un rayon raisonnable.

Si The Last of Us avait connu les honneurs d’une version Remastered sur PS4, cela n’a rien de comparable avec ce que propose cette version Part I. La PS5 donne tout ce qu’elle a pour afficher des textures proches du photoréalisme. Vous aviez été bluffé par The Last of Us Part II ? Part I vous laissera sans voix. La joue de Joel s’écrasant contre la tête de sa fille, les larmes qui coulent sur les joues, la sueur, la crasse, le sang… On s’y croirait vraiment et parfois c’en est presque troublant.

 

Les particules de poussière lors des phases où il fait sombre et que vous éclairez un couloir avec votre lampe torche sont de toute beauté. Tout comme les moments où vous nagez sous l’eau et où l’écran devient verdâtre et que flottent autour de vous toutes sortes de particules. La PS5 affiche tout ça sans flancher un seul instant, vous laissant bouche bée devant votre écran.

 

 

Il en va de même pour tout ce qui est effet d’éclairage et reflets dans le jeu. Le mot clé de The Last of Us Part I est sans conteste le réalisme. Les attitudes des personnages sont bluffantes, les gros plans sont troublants. Ce qui rend le tout parfois insoutenable lors de scènes riches en émotions. Et dans The Last of Us Part I, elles sont légion.

 

Là où Naughty Dog a fait fort c’est sur les options d’inclusivités afin de rendre le jeu accessible à tous les joueurs, quel que soit leur handicap. Pas moins de 60 options d’accessibilité sont paramétrables et jouent avec le son où les visuels. Il n’y a absolument rien à redire là-dessus, Naughty Dog est royal pour que tout un chacun puisse accéder à son chef d’œuvre.

 

 

LE VERDICT

Que vous soyez un habitué de la licence ou pas, The Last of Us Part I mérite le détour. Certes, tout n'est pas parfait, évidemment. Et on aurait tous préféré un TLOU Part 3 à part entière, moins classique dans sa conception. Mais entre la claque visuelle, la qualité de la narration dont la puissance reste intacte et des phases d'action plus immersives, on ne peut qu'applaudir le boulot abattu par Naughty Dog. Finalement, ce remake n'a qu'un seul défaut : sont prix "conseillé" de 70 €. Mais même en ces temps de forte inflation, parions qu'il devrait vite baisser. Vous n'aurez alors plus aucune raison de passer à côté de ce titre qui reste, dix ans après sa sortie, une véritable référence.

 

18/20

 

 


10/10/2022
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Mon avis sur The DioField Chronicle

 

Square Enix, très prolifique en cette fin d’année, nous propose The DioField Chronicle, un RPG Tactique qui s’appuie sur un système de combat en temps réel baptisé « Real Time Tactical Battle » (RTTB). La démo m’avait plutôt rassuré sur ce système qui semblait plus destiné au couple clavier/souris et c’est donc avec curiosité que je me suis attaqué au titre.

 

Merci à l'agence LU 6.1 et Square Enix pour l'envoi d'un code PS5 du jeu.

 

 

Un titre droit dans ses bottes

Coté scénario rien de très original. L’île de Diofield, gouvernée par différentes familles, est l’unique source du précieux Jade, ressource essentielle à l’utilisation de la magie. Convoité par l’Empire, l’indépendance de Diofield se trouve alors menacée. Des groupes de mercenaires prêts à en découdre avec l’Empire sont alors constitués afin de préserver Diofield. Vous faites partie des Renards Bleus, un groupe de l’ombre devant mener à bien certaines missions pour contrecarrer l’Empire. Le titre n’est pas forcément très bavard (ouf) mais le lore, les enjeux et les motivations des personnages, sans être inoubliables, sont assez intéressants. Les notes que l’on peut consulter au sein de la bibliothèque méritent que vous vous attardiez dessus pour enrichir un peu les scénettes qui introduisent les missions. Sérieux dans son ton, The Diofield Chronicle ne traine pas non plus en longueur ce qui est très appréciable. Les missions, 15 minutes pour les plus longues, s’enchainent à un bon rythme et les briefs/debriefs ne s’éternisent pas non plus. Alors effectivement rien de très original dans son histoire, pas de méchant qui marque réellement, mais le titre se laisse suivre, sans fioritures.

 

The-DioField-Chronicle

 

Un gameplay intéressant

Quatre personnages constitueront  votre groupe de combat, épaulés par quatre supports qui viendront leur ajouter certaines compétences ou même se substituer au guerrier principal. Quatre, cela peut paraître peu mais compte tenu du coté temps réel des combats, il n’en aurait pas fallu plus pour demeurer jouable (sur consoles). Vous pouvez déplacer vos unités de manière unitaire ou en groupe suivant le chemin qui vous établirez (deux changements de direction possible). Cela demande un petit temps d’adaptation pour ne pas vous retrouver bêtement coincé par un élément du décor mais cela s’avère assez efficace même à la manette. Après quelques batailles, vous aurez maitrisé le déplacement de vos unités et les spécificités de vos combattants. Là aussi du très classique, avec des mages et des archers qui frappent à distance mais qui sont plus faible face aux dégâts et des lanciers et manieurs de dagues/épées plus efficaces au corps à corps. A noter également la possibilité d’effectuer des invocations telles Bahamut qui vous permettront d’effectuer des frappes puissantes ou au contraire soigner vos troupes.

 

The-DioField-Chronicle

 

 

Et c’est là que le titre finit par montrer quelques limites. Comme dans beaucoup de RPG stratégiques, vous finirez par reproduire inlassablement les mêmes tactiques lors de vos combats. Isolez un petit groupe d’adversaires pour les éliminer puis vous consacrer au prochain. Les objectifs des missions se résumant le plus souvent à éliminer tous les ennemis, une certaine monotonie finit par s’installer. Alors même si le titre tente parfois d’ajouter quelques éléments supplémentaires comme des barricades ou des canons, les batailles se ressemblent forcément un peu trop et on en vient à regretter que l’environnement n’ait pas de réelle influence sur le déroulement des combats pour ajouter un peu de stratégie à un titre qui finit par en manquer.

 

N’allez cependant pas croire que le titres est facile. Si les premières missions font plus effet de tutoriel prolongé, on se rend vite compte qu’il va falloir venir bien préparé sur le champ de bataille. C’est pour cela qu’il ne faut pas négliger le second aspect du titre, les phases de préparation. Dans votre camp de base, vous aurez le loisir de développer marchand, armes, compétences, invocations et magie etc….Chaque aspect nécessitera des ressources, que ce soit de l’or ou encore des minerais, obtenus en récompenses des combats, en ouvrant des coffres présents sur le champ de bataille ou encore en réalisant certains objectifs (ne pas perdre d’alliés, finir la bataille en moins de X minutes…) Vous aurez même l’occasion d’effectuer des quêtes annexes pour alimenter vos ressources car les coûts nécessaires à votre évolution peuvent vite s’avérer importants.

 

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Un titre austère visuellement parlant

Il faut avouer que les concept arts signées Isamu Kamikokuryo (FF XII, FF XIII) ou encore le character design des personnages originaux par Taiki (Lord of Vermilion III, IV) sont extrêmement soignés et donnent une certaine classe au titre. Ce qui a tendance à créer un paradoxe avec le coté générique du titre en cours de jeu. On se rend vite compte que le titre a bénéficié d’un budget modeste qui rend The Diofield Chronicle somme toute assez moyen visuellement parlant. Les décors manquent de charme (certains diront datés), les personnages sont atteints du syndrome de la marionnette dans les phases de camp et la caméra nous joue parfois quelques tours en plein action. Comme en de nombreuses occasions, si vous accrochez à l’histoire et au gameplay, ces aspects passeront alors en second plan et l’aventure que propose The Diofield Chronicle vaut la peine d’être vécue.

Soulignons également que les compositions de Ramin Djawadi et Brandon Campbell, connus pour leur travail sur Game of Thrones, sont plutôt réussies et collent parfaitement au titre.

Malheureusement pour lui, The DioField Chronicle arrive dans une période assez chargée et sera en compétition avec d’autres titres, y compris du même éditeur, sur une courte période. La lutte risque d’être difficile, pourtant ce dernier a de beaux atouts à faire valoir. Certes le titre n’est pas des plus aguicheurs esthétiquement parlant, mais il compense ceci par un système de jeu plutôt réussi que l’on a pas forcément l’habitude de voir sur console. Un titre à essayer avec curiosité et on ne peut qu’encourager Square Enix à proposer des titres qui s’éloignent un peu de leurs têtes de gondole habituelles.

 

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Conclusion 

The Diofield Chronicle est l'exemple même des titres à budget limité que j'affectionne. Alors certes le titre n'est pas des plus jolis, l'animation est assez rigide, la caméra capricieuse et la stratégie au final limitée. Mais on passe tout de même un agréable moment en sa compagnie, sans fioriture, ni superflu. Le titre propose un bon challenge et une fois le système de jeu assimilé, des batailles assez prenantes. Un titre à conseiller aux plus curieux, aux amateurs de petits jeux avec une âme, qui devraient trouver en The Diofield Chronicle un petit vent de "nouveauté" bienvenu.

 

 

Les plus : 

- Un gameplay que l'on ne voit pas souvent sur console
- Un scénario mature, sans trop de blah blah
- Une jolie bande son
- Un titre qui offre du challenge
- Des missions courtes

 

Les moins :

- Ce n'est pas très joli
- Les missions se suivent et se ressemblent
- La stratégie somme toute limitée

 

 

14/20


29/09/2022
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